La course aux nombres.

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Patrick Clandestino - Lundi 05 Août 2019 à 17h58
Objectif 100,face à cette ambition certains propriétaires ont renoncé à inscrire leurs bateaux au national 2019.
82 bateaux ont participé aux régates et prés de 20% de la flotte est rentrée en collision.
Ce qui signifie que 10%de cette meme flotte c'est mis à un moment donné dans une situation qui ne lui permettait pas de respecter une règle de priorité.
Vive,dynamique,ambitieuse la série à la chance d'attirer chaque année des jeunes talentueux et des skippers de très haut niveau.
Le paradoxe de ceci est l'augmentation de la casse.
Il y a t'il autant de chocs au sein d'une flotte aussi dense que peut l'etre celle des j80? Je l'ignore.
Une autre question se pose,à la lecture de ce billet une personne étrangère à la série et, pourquoi pas désireuse de l'intégrer ne pourrait elle pas avoir une vision erroné de cette série,en pensant que peut etre les propriétaires de Muscadet seraient des gens agréssifs et incompétents?
Nous savons tous pourtant que c'est loin d'étre le cas.
Pour le réaffirmer ne serait il pas judicieux de mettre l'accent sur la concentration,l'attention et la maitrise autant qu'on le fait sur:'grosse bouffe et java tous les soirs'?
Une pensée sur le mot 'élégance',et, meme si il ne s'agit que de sémantique, les mots ont un sens.
Charlotte et Le Bulot masqué sont les meilleurs symboles de cette élégance,puis ,dans le désordre Escapade,Triple Buse,Orenok,Marie Caroline.
Bravo à Animah qui est un bateau plus conceptuel et original qu'élégant au sens propre du terme.
Bravo à Whale Tail pour sa victoire.




Embuscade - Mercredi 07 Août 2019 à 14h33
Objectif 100 c'est le rêve de tout organisateur, le nombre a toujours été un marqueur important pour qui a déjà organisé un national, une valeur quantifiable de réussite, alors que la satisfaction des participants est plus difficile à évaluer. De plus, cela permet de se comparer aux précédents nationaux. Déjà en 98 et 99, on se disputait avec Gilles pour savoir s.il y avait eu plus de bateaux à Dahouët ou à Saint-Malo! Le nombre, c.est la coc des organisateurs! Pourtant, quand on discute avec les participants le nombre n'est jamais évoqué. Je n'ai jamais entendu dire : "cette année le national était génial on était 80! Non, pour un participant un bon national c'est de la convivialité, du plaisir sur l'eau, pas trop de stress, de la régate, des parenthèses conviviales, mais pas un marathon. C'est aussi retrouver les copains et ramener son bateau en état à la maison avec pleins d'idées d'améliorations à bricoler pendant l'hiver.
Alors faut-il limiter le nombre de bateaux?
Peut-être...
Car de toute façon plus il y aura de monde, plus il sera difficile d'être accueilli dans les ports. De plus, organiser une parenthèse conviviale entre deux manches ou faire une manche échangiste avec 100 bateaux, c'est mission impossible.
Comment limiter le nombre de bateaux : déjà, un muscadet ça ne se loue pas... ça peut éventuellement se prêter à un muscadetiste dont le bateau est en travaux, et en qui on a une grande confiance. Pour la grande majorité d'entre nous, le bateau, c'est beaucoup de passion, d'heures de travail et de sacrifices. On ne devrait pas accepter l'inscription d'un bateau sans le propriétaire à bord. C'est toujours moins stressant de jouer des coudes à une bouée, quand on a loué un bateau, que lorsqu'on a passé l'hiver à refaire sa peinture. L'équilibre entre la compétition et la convivialité a toujours été difficile à trouver. J'entends encore Yves Rojouan nous casser les coui.... avec sa manche échangiste en plein suspense de podium, ou une manche de plus aurait pu changer le classement. Mais c'est cet acharnement à vouloir garder les traditions, qui permettait d'avoir en même temps sur l'eau, des Soribelle, Lalois, et autres équipages atypiques de tout âge. Et au final quand un Pollux amenait aux premières places Prince Pirate, tout le monde passait un bon moment.
Alors, nous qui balançons entre deux Âges, nous adressons ce message : ne privilégions pas la quantité à la convivialité. Le national doit rester la grand-messe des muscadetistes de tous poils. Pour qui veut enchaîner les manches, le Gepn est sûrement la course à privilégier. Ce message est nullement une critique des organisateurs car s'il y a autant de bateaux c'est que beaucoup y trouvent leur compte.
Nous , pour le moment, on privilégie les petits rassemblements , on est sûrement pas les seuls ...et c'est pour ça que c'est très fort d'avoir fait autant de bateaux cette année, mais qu'il n'a pas été possible d'atteindre les 100 !
Nico l’échappée belle - Mercredi 07 Août 2019 à 15h49
Salut les amis

Pas certain que la quantité soit vraiment la coke des organisateurs, au contraire . Au delà de 50 les emm**** commencent pour l’orga : depuis les places au ponton en plein mois de juillet jusqu’à la logistique bouffe, la taille du barnum , la gestion du grutage, sans compter le nombre potentiel de casse -c*** à se fader .

bravo à la team granvillaise qui a certainement dû en voir de toutes les couleurs pour finalement ne retenir que les bons moments, l’organisation d’un National, depuis les premières rencontres avec le club et le port , jusqu’à la dernière soiree quand tout le monde est parti et que le barnum a été vidé, ça reste une vraie aventure humaine qui vous marque sur la durée : la coke du bénévolat National elle est plutôt de ce côté. Engagez-vous, vous ne le regretterez pas .

En 2020 ça se passe où ?
Olivier - Saint Awawa - Lundi 12 Août 2019 à 20h30
Bonjour les amis,
Merci pour vos réflexions / contributions. Cela permettra de s’améliorer pour les années prochaines.
Oui le nombre ne peut pas être un objectif en soi
Oui la concentration de 400 personnes souvent turbulentes sur 4 jours peut parfois faire réfléchir les ports qui hésitent avant de s’engager.
Oui il y a eu trop de casse cette année et c’est le cas depuis plusieurs années maintenant.
Oui la convivialité est toujours là mais cela fait plusieurs années que l’a manche est échangiste n’a plus droit de cité et c'est dommage.
Tout ceci nous oblige à nous poser des questions sur la bonne formule pour le National pour qu’il reste une fête réussie pour tous.
Merci pour vos apports bienveillants.
Nous allons poursuivre les échanges.

Pour 2020, les discussions sont en cours. Promis, on vous dit dès qu’on sait!
Frangeul - Mardi 13 Août 2019 à 17h04
Muscadet, Hustler 30, Hallberg Rassy 352, Bavaria 44, Nordship 40, c'est la liste de mes bateaux avec lesquels, j'ai croisé dans toutes les mers d'Europe.
J'ai arrêté de naviguer a 70 ans maintenant j'en ai 80 et il me faut naviguer a nouveau, sinon je crève.
Mon premier amour est le plus fort et c'est le Muscadet
j'aimerais donc faire une nav. de quelques heures avec l'un de vous sur son muscadet à partir de n'importe ou de Brest à Lorient car je suis Concarnois.
Jean-Pierre Frangeul
06 19 01 48 32
frangeul.jp@gmail.com
Benoît - Mercredi 14 Août 2019 à 09h26
Hello et salut à tous !
J’ai navigué sur plein de séries de taille équivalente au Muscadet, je viens de vendre Whale Tail pour raisons économiques mais j’avoue rechercher déjà une autre monture pour l’an prochain.
Granville c’était tellement bien... et l’implication de tous les bénévoles est un truc unique qui fait sans doute le succès de la série donc merci merci merci.
Concernant le problème des contacts il y en a eu sans doute trop, il y en a toujours trop quand on a passé tant de temps à refaire une peinture au printemps...
Il y a des choses que l’on ne peut changer comme la densité de la flotte ou le courant à la bouée au vent...
Par contre une petite piqûre de rappel sur les règles de course, et pourquoi pas une journée d’entraînement avant le championnat pourrait faire du bien à certains et remettre en avant les notions de responsabilité et de fair-play, pour que l’on navigue encore et toujours avec le sourire.
Pierre. Sorhenn - Mercredi 14 Août 2019 à 23h55
Pour la casse Sorhenn sur ce national a eu sa dose : liston en miette
Bordé éclaté sur 1m en 2 endroits
Balcon arrière tordu. D’accord on était en tort car bâbord amure et on n’a pas vu TRANE sous le vent.
Assurance au tiers donc pas de prise en charge.
Mais quand on s’appelle Christophe AUGUIN on n’a pas l’excuse du débutant et un petit coup de barre pour éviter
la collision on doit savoir faire.
De plus pas un mot à l’arrivée, alors qu’on était à couple à 2 bateaux de lui. D’accord tout le monde n’a pas gagné 2 BOC et un Vendée Globe mais quand même!
A part ça un grand merci au chantier naval Duboscq de Granville qui a réparé Sorhenn en une semaine peinture comprise. Je vous le recommande.
Un grand merci à l’organisation même si pour nous le national s’est terminé le premier jour.
En espérant que le fair play et le sens marin l’emporte à l’avenir pour éviter cette casse inadmissible.
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